mardi 12 mai 2015

La réglementation en vigueur (2)

2)- les précautions à prendre vis à vis des abeilles voisines 
Les maladies animales sont classées sous forme de dangers :
  • Les dangers de première catégorie ( maladies transmissibles aux humains ou pouvant avoir un impact économique important ) sont gérés par l’État,
  • Les dangers de deuxième catégorie sont gérés sur le plan régional,
  • Les dangers de troisième catégorie sont décidées sur le plan privé.
Concernant les abeilles, il faut surtout retenir que:
La loque américaine, la nosémose, l'aethina tumida et le tropilaelaps, la varroase, l’acariose, la loque européenne doivent être impérativement déclarés à la Direction départementale de protection des populations (DDPP*).

Cela nécessite donc, pour l'apiculteur, d'avoir un minimum de connaissances lui permettant d'assurer une hygiène très stricte et une surveillance constante de l'état sanitaire de ses abeilles mais aussi d'être capable d'identifier une maladie ou de détecter la présence d'un parasite dans son rucher. Nous reverrons cela dans le chapitre des connaissances requises. 

Attention, l'apiculteur est pleinement responsable des dégâts causés pas ses abeilles.

Il est donc fortement conseillé de souscrire une assurance (responsabilité civile et assistance juridique) d'autant que le coût en est particulièrement modique et d'adhérer soit au groupement de défense sanitaire du département (GDSA) soit à une association apicole.

Cela permet d’obtenir toutes les informations concernant les maladies des abeilles et généralement de bénéficier de visites-conseils et d’une réduction sur les produits de traitement.


Pour la Loire Atlantique :
*DDPP : 10 bd Gaston Doumergue BP 76315 44263 NANTES CEDEX 2 Tel : 02 40 08 86 55


lundi 11 mai 2015

La réglementation en vigueur

Cette réglementation, qu'il convient impérativement de respecter, porte sur :
1)- les précautions à prendre vis à vis des voisins
2)- les précautions à prendre vis à vis des abeilles voisines
3)- le registre d’élevage
4)- les obligations administratives
5)- l'obtention d'un numéro NUMAGRIT ou SIRET
6)- la déclaration des transhumances
7)- l'étiquetage du miel.

Voyons cela plus en détail :
1)- les précautions à prendre vis à vis des voisins :
Chaque département a son arrêté préfectoral concernant les distances à respecter avec le voisinage et la voie publique (de 20 à 100m). Pour compliquer encore un peu, les maires peuvent aussi durcir les conditions d’emplacement des ruches par arrêté municipal. Il faut donc se renseigner auprès de sa mairie.
Heureusement, l’article 207 du Code Rural précise:
« ... ne sont assujettis à aucune prescription de distances les ruches isolées des propriétés voisines ou des chemins publics par un mur, une palissade en planches jointes, une haie vive ou sèche... Ces clôtures doivent avoir une hauteur de 2 mètres au dessus du sol et s’étendre sur au moins 2 mètres de chaque côté de la ruche. »

En Loire Atlantique, en l’absence de clôtures, les ruches doivent être placées :
  • à 10 m au moins de la voie publique et des propriétés voisines
  • à 5 m au moins si les propriétés voisines sont des bois, landes ou friches
  • à 100 m  au moins, si les propriétés voisines sont des terrains de sports, habitations à caractère collectif ou établissements (hôpitaux, caserne, école, sauf pour les ruchers école…)

Les problèmes les plus fréquents viennent généralement des voisins. Dans la mesure du possible, il faut tenter de les associer au projet. Un petit pot de miel offert à l'issue de la première récolte peut arranger bien des choses.
Détail important, les abeilles ont absolument besoin d'un point d'eau à proximité de la ruche, il convient donc de leur installer un abreuvoir afin d'éviter qu'elles n'aillent se désaltérer dans la gamelle du chien du voisin.

dimanche 10 mai 2015

Réflexion préalable

    Ne sachant pas trop par où attaquer le problème, je décide de faire la liste, malheureusement non exhaustive, de tous les points à éclaircir. Je la mettrai à jour et tenterai de répondre au mieux à chaque sujet évoqué. :
  • La réglementation en vigueur,
  • Les connaissances requises,
  • Le choix du modèle de ruche,
  • Le matériel nécessaire,
  • Le choix du lieu d'implantation de la ruche dans le jardin,
  • L'information et la protection des personnes ( famille, voisins, visiteurs...),
  • La santé et le bien être de mes abeilles,
  • Le risques de contamination des ruchers voisins,
  • Le coût du projet,
  • Le calendrier

samedi 9 mai 2015

Quelle aventure, mes amis

"Quelle aventure, mes amis ", comme dirait l'un de mes petits-enfants, voilà que j'ai décidé d'implanter une ruche dans mon potager.
L'idée sommeillait depuis longtemps dans un petit coin de mon cerveau mais c'est en lisant un article de journal annonçant la création d'un cours d'apiculture que "P'tit Bouchon" (c'est ainsi que je surnomme le rayon de soleil qui partage ma vie depuis plusieurs décennies) apporta le déclic nécessaire au réveil de mon neurone endormi.
Je m'y inscris sans plus attendre.

Ayant potassé la documentation qui m'a été remise au préalable et en dépits des talents de Jean-Yves, créateur et animateur de cette formation, je n'apprends pas grand choses du premier cours entièrement théorique. Mais il me fait prendre conscience de l'engagement que je prends en décidant d'exploiter une ruche.
Engagement vis à vis :
  • des abeilles de ma ruche à qui je dois assurer protection et bien être,
  • des abeilles des autres ruches en évitant de les contaminer par des abeilles malsaines,
  • des voisins que mes abeilles ne doivent pas déranger outre mesures,
  • de ma famille et notamment de mes petits-enfants qui ont l'habitude de jouer dans le jardin,
  • de la réglementation en vigueur.
Implanter un ruche dans son jardin n'est donc pas un projet anodin, il mérite une sérieuse réflexion préalable.
Ce blog est notamment destiné à enregistrer, au fil de l'eau, le chemin suivi depuis la naissance de ce projet jusqu'à sa réalisation.
Puisse-t-il être également un lieu d'échange avec tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéresse à ce petit animal fabuleux qui mérite sans doute autant que le chien, le titre de "meilleur ami de l'homme".